© Maroun BADR (PhD)
Docteur en bioéthique
Enseignant de droit civil, Faculté de Droit, UCO – Angers
Research Scholar at UNESCO Chair in Bioethics and Human Rights – Rome
Associate Researcher at Facultad de Bioética Universidad Anáhuac México
06/03/2026
Résumé : La proposition de loi Falorni relative au droit à l’aide à mourir, adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale le 27 mai 2025 et rejetée par le Sénat le 28 janvier 2026, est revenue en deuxième lecture le 16 février 2026. Ce texte, au-delà du débat éthique qu’il incarne, soulève des questions juridiques et institutionnelles substantielles que la présente analyse s’attache à documenter : pression exécutive sur le processus bicaméral, délit d’entrave imprécis et asymétrique menaçant la liberté d’expression, déficits de garanties procédurales, instabilité du consentement parlementaire. Ces tensions s’éclairent de manière transversale à la lumière des concepts de biopolitique et de biopouvoir théorisés par Michel Foucault, enrichis par la notion de « vie nue » de Giorgio Agamben.