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Fin de vie et Aide à mourir : Le mythe de la mort douce

© Maroun BADR (PhD)

Docteur en bioéthique

Enseignant de droit civil, Faculté de Droit, UCO – Angers

Research Scholar at UNESCO Chair in Bioethics and Human Rights – Rome

Associate Researcher at Facultad de Bioética Universidad Anáhuac México

24/02/2026

1️⃣ Une substitution médicamenteuse révélatrice

🟠 Les barbituriques rapides, sécobarbital (médiane 25 min pour provoquer la mort) et pentobarbital (20 min), sont indisponibles (2019 et 2015 respectivement)

🟡 Remplacés par le DDMAPh et le DDMA, les médianes atteignent 45 et 51 minutes

➡️ Ce glissement rallonge nettement le mourir sans que les patients le sachent

2️⃣ Des moyennes masquant des cas extrêmes

🟠 La moyenne globale est de 130 minutes, soit plus du double de la médiane (37 min)

🔴 Le DDMAPh peut atteindre 137 heures, le DDMA 19 heures

➡️ Ces agonies contredisent la promesse d’une mort rapide

3️⃣ Plus d’un patient sur quinze meurt longuement

🟠 Sur 1 828 cas documentés, 125 (6,8 %) sont décédés après plus de 6 heures

➡️ Ces pourcentages recouvrent des heures d’agonie, souvent sans aucun soignant

4️⃣ La conscience disparaît, mais le corps continue

🟠 La perte de conscience survient en médiane après 5 minutes

🟡 Pourtant, le décès intervient 53 minutes plus tard

🔴 Que se passe-t-il dans cet intervalle ?

➡️ Ce silence sur l’état physiologique entre inconscience et mort est un angle mort éthique majeur

5️⃣ Des complications réelles et sous-déclarées

🟠 Difficultés d’ingestion, régurgitations et convulsions sont répertoriées

🟡 Ces données ne sont collectées que si un soignant est présent

🔴 Or 42.3 % des patients meurent sans professionnel ni bénévole

➡️ Le nombre réel de complications est donc sous-estimé, invalidant l’idée d’un mourir serein

7️⃣ Neuf patients ont repris conscience après ingestion

🔴 Ils ne sont pas comptabilisés comme décès DWDA

➡️ Ces échecs laissent ces personnes dans un état traumatique après avoir tenté de mourir, avouant que le procédé n’est pas infaillible

7️⃣ Une mort solitaire pour la majorité

🟠 En 2024, 42.3 % des patients sont décédés sans soignant ni bénévole

🔴 Qui peut attester l’absence de souffrance ?

➡️ L’image d’une mort accompagnée ne concerne qu’une minorité. Pour les autres, le mourir se déroule hors de tout regard

𝐂𝐨𝐧𝐜𝐥𝐮𝐬𝐢𝐨𝐧

🔴 Les données* de l’Oregon ne décrivent pas une mort douce universelle, mais un processus à haute variabilité, parsemé de complications et d’échecs

🟢 Ces données constituent à elles seules une réfutation chiffrée du discours lénifiant des promoteurs de l’euthanasie et du suicide assisté

* Les données ci-dessus sont tirées du rapport 2024 de l’Oregon Health Authority (OHA), publié le 27 mars 2025, relatif à l’Oregon Death with Dignity Act (DWDA), qui fait état des lieux depuis 2001 jusqu’en 2024

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