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Par un arrêt du 18 février 2026, publiée au Bulletin, la première chambre civile juge que le préjudice d’anxiété des victimes du Distilbène est caractérisé par la seule connaissance de l’exposition à un risque élevé de pathologie grave. Cassant une cour d’appel qui exigeait la preuve d’un état d’inquiétude permanente, elle objective ce chef de préjudice. Fondée sur l’article 1240 du Code civil, la solution soulève des questions sur la présomption ainsi instaurée et la gestion des contentieux de masse.